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Randonnées et plages secrètes autour de Dubrovnik pour un séjour nature

Randonnées et plages secrètes autour de Dubrovnik pour un séjour nature

La Croatie attire chaque année près de 1,5 million de visiteurs à Dubrovnik, une ville dont les remparts médiévaux masquent souvent les trésors naturels qui l'entourent. Les randonnées et plages secrètes autour de Dubrovnik pour un séjour nature constituent pourtant une alternative radicalement différente à l'agitation des vieux quartiers. Ici, les sentiers côtiers serpentent entre criques turquoise et pinèdes odorantes, loin des circuits balisés pour groupes. Ceux qui s'aventurent au-delà de la Stradun découvrent une Dalmatie authentique, préservée et accessible à pied ou en bateau. Les amoureux de plein air peuvent consulter en savoir plus sur les itinéraires locaux recommandés par des guides expérimentés de la région. Cette destination mérite bien plus qu'une journée de visite.

Les sentiers de randonnée qui révèlent une autre Dubrovnik

Le mont Srđ domine la ville à 412 mètres d'altitude et offre l'un des panoramas les plus spectaculaires de la côte adriatique. Le sentier qui y monte depuis le quartier de Ploče prend environ 45 minutes à pied pour les marcheurs réguliers. La vue depuis le sommet embrasse les îles Lokrum, Koločep et, par temps clair, les contours lointains du Montenegro. Beaucoup de visiteurs ignorent ce chemin et préfèrent le téléphérique, ce qui laisse les sentiers pédestres étonnamment déserts même en haute saison.

À l'ouest de la ville, le sentier côtier de Lapad longe la péninsule sur plusieurs kilomètres. Ce parcours facile traverse des jardins méditerranéens, des terrasses couvertes de figuiers et des belvédères sur la mer. La péninsule de Lapad reste méconnue des touristes pressés qui ne quittent pas la vieille ville. Pourtant, les habitants de Dubrovnik y viennent chaque soir pour leur promenade quotidienne, ce qui en dit long sur la qualité du lieu.

Le sentier des Franciscains, moins documenté dans les guides touristiques, relie plusieurs villages de l'arrière-pays en passant par des oliveraies centenaires. Ce circuit de 12 kilomètres peut se réaliser en une demi-journée et ne nécessite aucun équipement spécifique en dehors de chaussures de marche confortables. Les amateurs de botanique y repèrent facilement le romarin sauvage, le genévrier et la lavande dalmatiaque qui bordent le chemin. L'arrière-pays dubrovnikois concentre une biodiversité végétale remarquable, souvent sous-estimée par rapport aux attraits marins de la région.

Pour les randonneurs plus aguerris, la traversée jusqu'au village de Čilipi en passant par les hauteurs de Konavle représente une belle journée de marche. Ce territoire agricole, situé à une vingtaine de kilomètres au sud-est de Dubrovnik, conserve des traditions folkloriques vivantes. Les champs de lavande et les vignes s'étendent à perte de vue, dans un silence que les remparts bondés de la vieille ville ne permettent jamais d'atteindre.

Les plages cachées à ne pas manquer

La plage de Šunj, sur l'île de Lopud, mérite le détour. Accessible uniquement à pied depuis le village principal en 20 minutes de marche, cette plage de sable fin est l'une des rares de la région à ne pas être rocheuse. L'eau y reste peu profonde sur plusieurs dizaines de mètres, ce qui la rend idéale pour les familles. Lopud se rejoint en bateau-taxi depuis Dubrovnik en environ 50 minutes, avec plusieurs départs quotidiens en saison.

La crique de Betina, sur l'île de Šipan, figure rarement dans les listes de recommandations touristiques standard. Pour y accéder, il faut emprunter un sentier de 15 minutes depuis le port de Šipanska Luka. L'eau y atteint une transparence exceptionnelle, avec des fonds rocheux visibles à plusieurs mètres de profondeur. Cette île, la plus grande des îles Élaphites, possède plusieurs criques similaires qui restent vierges même en juillet et août.

Sur le continent, la plage de Pasjača tranche radicalement avec les plages accessibles en voiture. Perchée au bord d'une falaise à l'extrémité de la péninsule de Prevlaka, elle se rejoint par un escalier taillé dans la roche. La descente prend une dizaine de minutes et la plage, de galets fins et de sable, reste protégée des vents par les parois calcaires qui l'encadrent. La mer y prend des teintes allant du vert émeraude au bleu profond selon l'heure de la journée.

L'île de Lokrum, à seulement 15 minutes de bateau du port vieux de Dubrovnik, cache plusieurs piscines naturelles creusées dans la roche volcanique. Le Mrtvo More, ou "mer morte", est un lagon intérieur alimenté par la mer via des fissures souterraines. L'eau y est légèrement plus chaude qu'en mer ouverte et l'endroit reste ombragé une bonne partie de la journée. Lokrum est classée réserve naturelle, ce qui interdit d'y passer la nuit et préserve son caractère sauvage.

Conseils pour un séjour nature réussi

La saison touristique à Dubrovnik s'étend de mai à septembre, avec un pic de fréquentation en juillet et août. Les mois de mai, juin et septembre offrent les meilleures conditions pour les randonnées : températures comprises entre 20 et 28°C, mer déjà chaude et sentiers bien moins fréquentés. En plein été, la chaleur sur les sentiers exposés peut dépasser 35°C dès 11 heures du matin, ce qui rend les départs très matinaux indispensables.

Voici les recommandations pratiques à retenir avant de partir :

  • Partir en randonnée avant 8h du matin pour éviter la chaleur et la foule sur les sentiers côtiers
  • Emporter au minimum 1,5 litre d'eau par personne pour chaque demi-journée de marche
  • Privilégier les chaussures de randonnée légères avec semelle crantée pour les sentiers rocheux dalmates
  • Consulter les horaires de bateaux locaux à l'avance, car les liaisons vers les îles sont moins fréquentes hors saison
  • Respecter la signalétique des réserves naturelles, notamment à Lokrum et dans le parc de Mljet

L'hébergement à Dubrovnik affiche des tarifs entre 50 et 200 euros par nuit selon le type et la saison. Séjourner à Lapad ou à Gruž, plutôt que dans la vieille ville, permet de réduire les coûts et de se rapprocher des points d'embarquement vers les îles. Ces quartiers résidentiels offrent aussi un cadre plus calme, propice à un rythme de séjour nature.

Le parc national de Mljet, une parenthèse de verdure

Le parc national de Mljet représente l'une des destinations naturelles les plus préservées de la côte dalmate. Situé à environ 2 heures de bateau de Dubrovnik, ce parc couvre la partie occidentale de l'île de Mljet et protège deux lacs salés reliés à la mer Adriatique. La végétation y est dominée par la forêt de chênes verts et de pins noirs, qui couvrent 72% de l'île selon les données du parc.

Le sentier qui fait le tour du Grand Lac, ou Veliko Jezero, mesure environ 9 kilomètres et se parcourt en 2h30 à un rythme tranquille. Au milieu du lac se trouve un îlot avec un ancien monastère bénédictin du XIIe siècle, accessible par un petit bateau inclus dans le billet d'entrée du parc. La baignade dans les eaux du lac est autorisée dans des zones délimitées, avec une eau plus douce et moins salée que la mer ouverte.

Les cyclistes trouveront à Mljet des pistes balisées qui traversent l'île d'est en ouest. La location de vélos est disponible à l'entrée du parc, à Polače, pour une dizaine d'euros la journée. Cette option permet de combiner randonnée, baignade et découverte des villages intérieurs en une seule journée bien remplie. L'île compte moins de 1 100 habitants permanents, ce qui garantit une atmosphère radicalement différente de Dubrovnik.

Combiner les îles Élaphites pour une semaine en pleine nature

Les îles Élaphites, Koločep, Lopud et Šipan, forment un archipel à moins d'une heure de Dubrovnik et constituent le cadre idéal pour une semaine de randonnées et de baignades enchaînées. Aucune voiture n'est autorisée sur Koločep et Lopud, ce qui transforme radicalement l'atmosphère dès le débarquement. Le silence n'est rompu que par les cigales et le bruit des vagues sur les galets.

Koločep, la plus proche de Dubrovnik, se traverse à pied en moins d'une heure par un sentier forestier qui relie les deux villages de l'île, Donje Čelo et Gornje Čelo. La végétation subtropicale y est étonnante : des orangers, des citronniers et des grenadiers poussent à l'état quasi sauvage dans les jardins abandonnés. Plusieurs petites criques rocheuses ponctuent le pourtour de l'île, accessibles uniquement par ces chemins de traverse.

Šipan, la plus grande des trois îles, possède des vignobles et des oliveraies qui produisent encore aujourd'hui. Le sentier entre Šipanska Luka et le village de Suđurađ traverse l'intérieur de l'île sur 5 kilomètres de chemin ombragé. À mi-parcours, les ruines d'un château du XVe siècle offrent une vue dégagée sur les deux côtes de l'île simultanément. Ce type de randonnée, court mais riche en contrastes, résume bien ce que la région dalmate réserve à ceux qui acceptent de marcher un peu.

Un séjour structuré autour des îles Élaphites permet de visiter les trois îles en combinant les liaisons du ferry régulier, bien moins coûteux que les excursions organisées. La ligne Dubrovnik-Šipan dessert les trois îles dans l'ordre et fonctionne toute l'année, avec une fréquence accrue entre juin et septembre. Prévoir deux nuits sur Lopud et une nuit sur Šipan donne le temps de ne rien manquer sans se presser.

La rédaction

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